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MANIFESTE


Oyez Oyez ! Futures composteurs de merde

Vous ne le savez pas encore, mais vous êtes tous appelés à le (re)devenir. Ya pas le choix si on veut de l’avenir. Il est temps de le voir venir, le petit repentir. Réveillez-vous ! On est 6 milliards à expulser nos 200 gr tous les jours ! Plus d’un million de tonnes par jour, rien que pour les humains.

Je vous dresse le tableau : Les déjections font partie du Grand Ordre, elles ont leur place depuis des milliers d’années dans la chaîne alimentaire des vivants, c’est réglé très précisément depuis perpet. Mais nous voici, faisant fit de toutes ces lois : désormais nous chions dans les rivières ! Et là c’est recta c’est parti et c’est irrécupérable simplement. Nos déjections sont extrêmement riches biologiquement… jusqu’à ce qu’elles entrent en contacte avec la moindre chasse d’eau : cette matière à haut potentiel biologique dégénère. Elle tombe de haut et la tour Eiffel qui s’écrase ne ferait pas pire effet.

Et que fait-on ? On tire la chasse sans sourciller, sans penser une seconde, sans jamais qu’on nous dise le moindre mot sur ce que ça signifie comme transgression de l’ordre naturel. Ce que ça implique en aval comme effort, comme coût (500 euros par an par pers) pour épurer cette eau qui servira… d’eau de boisson pour une partie de la population. Mais pissez-moi dans la gueule ce sera plus directe et plus clair ! Et ça coûtera moins cher !

En résumé, nos fameux WC c’est quoi ? C’est l’acte initial d’une pollution en chaîne, du saccage d’un produit noble. Les WC sont des destructeurs de (bio)masse. L’épuration de l’eau et de nos consciences ne nous évitera pas le pire : l’asphyxie des rivières, l’assassina des sols, la gabegie de la biomasse ... Et j’en passe ! Ça illustre bien nos sociétés de consommation : le seul critère d’élection, c’est le produit fini à consommer. Comment c’est produit ? Lisez l’étiquette, ça doit vous suffire. Comment c’est recyclé ? Trop tard pour y penser ! Alors le WC est un super produit fini, et bien fini. Après ça on tire la chasse et on ferme la porte. Qui chiera ne verra pas.

Et pourtant il existe, en toute simplicité, au moindre coût, ce qu’on appelle communément des « toilettes sèches », ou pour mieux dire, les « toilettes à compost ». Soyons basique : une toilette à compost, c’est un récipient avec de la sciure dans lequel on excrémente. Ce qui va autour, c’est poli, c‘est joli, c’est assis debout couché, c’est comme vous voulez. Après chaque passage on laisse une couverture chaude à nos étrons, une petite litière de copeaux, feuilles sèches, ou toute matière carbonée...

On vide ensuite ce seau sur un tas destiné au compostage de merdes et autres déchets organiques Il s’en suivra obligatoirement un compostage à même le sol, en symbiose avec la faune du sol et ses micro-organismes, en présence d’oxygène. Donc ce n’est pas une fosse sceptique, ce n’est pas enterré, ce n’est pas en cuve. On retourne le tas aussi souvent que possible si on veut accélérer le compostage Au pire ça prendra 2 ans, au mieux 6 à 8 mois. Ainsi, le miracle de la transmutation s’opère : le caca devient or !

C’est la beauté du geste qui veut ça !

Le maître es sciences appelle ça « toilette à litière biomaitrisée » ou TLB. Les francs tireurs « toilettes sèches Power ». Les bobos les jojos disent « compolettes », « étronnettes »,… toilettes à compost. Ne pas confondre avec les « boites aux lettres de la poste » ! Toutes les toilettes sèches ne sont pas « à compost », sachez le madame l’Archiduchesse ! Certaines sont sèches archisèches. Je vous en parlerai une autre fois, croix de bois.



Voici donc notre nouveau CREDO :

Sur Terre je chie donc je suis et donc serai,
Ainsi j’honore la terre qui m’a nourri.
Mais qui tire la chasse perd sa place
Il sort illico du grand cycle des matières nobles
Et s’en ira se diluer dans des flots putrides